Bienvenue sur le blog d'une book-addict !

Version 1.5

Pas d'idée de lecture ?

Laissez-vous tenter par l'une de mes dernières lectures dont j'ai laissé le billet derrière moi !

Envie de nouveau ?

Laissez-vous entraîner dans le flot d'écriture des ateliers avec la communauté de bloggueurs !

Bonne lecture(s) ;)

samedi 7 mai 2011

Iceberg en vue !

Salut les amis ! Pas de panique, pas de panique, je suis "still alive" ! J'ai bien reçu vos quelques mails même si je n'ai pas pris le temps de répondre ... shame on me ! Je plaide coupable mais franchement, c'est pas vraiment les vacances pour moi ! Certains me comprendront : examens oblige !


Bref, ça ne m'a pas empêché de bouquiner un peu pendant tout ce temps d'absence ... j'ai même élaboré une technique convaincante pour lire au lieu de réviser en me cachant dans le hamac avec lunettes de soleil et classeur de marketing contenant non pas des cours mais un livre. Le problème c'est que maintenant je me mords les doigts de pas avoir révisé ...


Bref, moult excuses également pour les commentaires que j'ai ENFIN réparés .... et ça fonctionne ! Fallait juste cliquer sur "activer les commentaires" ... hum ... bin oui, on peut pas être fort partout hein !


Voilà, place aux post, assez perdu de temps ! 


Thks for all, see you soon.

samedi 26 mars 2011

Chapitre 15. Parfum nostalgique ...

Cet article est dédié à Gigi, pour les plus beaux instants qu'il m'a été donné de vivre avec elle là-bas.


Et voilà ! Rapport de stage expédié ; je peux à nouveau m'octroyer du bon temps !
Et à propos de bon temps, j'ai été fouiller dans ma bibli pour ressortir quelques livres poussiéreux, parce que j'avais franchement envie d'un grand cru millésimé en matière de lecture ...
Voilà ce que j'ai ressorti : La femme de chambre du Titanic de Didier DECOIN.


Ce livre a pour moi une signification très particulière car il porte sa propre histoire et m'aide à entretenir quelques souvenirs au cas où je les oublierai un jour ... J'avais à peine 15 ans quand j'ai décidé du jour au lendemain de partir étudier en Allemagne, à Berlin. Je me suis donc retrouvée dans ce pays étranger avec une langue un peu barbare quand on ne la connaît pas. Et puis pour ajouter un peu de piment dans la sauce, j'ai laissé (sans faire exprès notez bien) sur la couchette dans le train tous mes livres. J'ai donc débarqué sans rien de français avec moi que mon billet de retour. 1 mois a passé et lire me manque terriblement. J'ai beau maîtriser de mieux en mieux l'allemand, je suis en train de mourir d'inanition lecturale lorsque je trouve sur mon chemin la Humboldt Bibliothek qui par miracle possède un présentoir de livres en français. J'ai donc emprunté La femme de chambre du Titanic parce que le titre était évocateur pour ma correspondante qui avait envie de m'orienter (pour je ne sais quelle raison) dans le choix de mon livre.
Ce livre était resté dans mes souvenirs comme une bouée lancée à la mer, mais surtout je me souvenais de l'histoire comme d'une histoire de grand-mère à la fois tragique et mystérieuse, racontée au coin du feu à un visiteur curieux par un après-midi pluvieux.
Certes ce souvenir est très imagé mais après ma lecture récente, cette vision n'a fait que s'accentuer. Néanmoins, j'ai été surprise d'être déçue. J'ai eu la sensation que le charme de la première lecture avec tous les éléments qui l'entouraient à l'époque avait disparu. J'ai donc moins apprécié la lecture malgré que l'histoire soit toujours aussi saisissante ... Il y a des livres, si bien soient-ils, que l'on ne peut pas lire plus d'une fois, pour une raison ou pour une autre. Je garderai cette fois jalousement les raisons qui font que ce livre restera lu à Berlin uniquement en 2006 :]
Mais si ce post a une raison d'être, c'est pour vous encourager à trouver votre lecture personnelle et si ce livre-ci n'en est pas une, pourquoi ne pas essayer d'en faire une lecture toute simple ?


Pour ne rien gâcher du mystère, je ne vais que vous livrer la quatrième de couverture ...
En 1912 Horty est docker. Il remporte une fois de plus la course annuelle qu'organise le patron de sa fonderie. Mais cette année, ce n'est pas un veau qu'il gagne. C'est un voyage à Southampton pour voir appareiller le Titanic. Là-bas, il rencontre Marie, une jeune femme qui doit embarquer le lendemain comme femme de chambre sur le paquebot. Elle n'a pas d'endroit où dormir. Il lui cède son lit. Elle lui fait vite une place à côté de lui. Au matin, Horty se réveille, seul, tandis que le Titanic s'éloigne. Lorsqu'il apprend le naufrage du paquebot, Marie devient sa seule obsession.



samedi 12 mars 2011

Chapitre 14. Voyage en Afrique ...

Je poste ici mon billet sur Allah n'est pas obligé d'Ahmadou KOUROUMA (avec du retard je vous le concède) en rapport avec ma participation au blogoclub qui avait pour thème l'Afrique.


Dès les premières pages, on se retrouve en immersion totale dans un monde absolument différent de l'occident. On se retrouve immédiatement confronté au style de vie très laborieux des Africains par le biais de Birahima, le conteur de l'histoire, sa propre histoire depuis sa naissance lorsqu'il vivait dans une case avec sa mère alors infirme, jusqu'à son voyage à travers le Liberia et le Sierra Léone à la recherche de sa tante, seule parente qui puisse le prendre en charge. Durant son périple, il est accompagné par un grigriman féticheur du nom de Yacouba qui lui offrira à de nombreuses occasions d'être épargné et d'être grandement considéré par les personnes qu'il croise sur son chemin. Avant de débarquer au Liberia, j'étais un enfant sans peur ni reproche […], j'étais un enfant de la rue. Et quand on n'a plus personne sur terre, ni père ni mère ni frère ni sœur, et qu'on est petit, un petit mignon dans un pays foutu et barbare où tout le monde s'égorge, que fait-on ? Bien sûr on devient un enfant soldat. C'est ce que doit vivre Birahima pour subvenir à ses besoins. C'est de cette manière qu'il va participer à de nombreux massacres, en passant de factions en factions sans se soucier du parti politique pris, muni de sa kalachnikov et d'une bonne dose de hasch, à seulement 12 ans ...


La lecture se fait assez facilement, malgré un style un peu déroutant car écrit en petit nègre et ponctué de beaucoup de parenthèses définissant des mots, ce qui tend néanmoins à donner une note d'humour et de détachement vis-à-vis du texte.
Je suis malgré tout légèrement déçue par l'ensemble du livre car je ne suis pas parvenue à être émue, à être plongée dans le récit ... Birahima raconte lui-même avec beaucoup de détachement, comme ci tout cela n'était qu'une suite d'évènements liés à la fatalité, dont il se sent de toute manière préservé grâce à tous ses grigris.
On assiste néanmoins à un certain nombre de scènes barbares, il faut l'avouer, mais j'ai surtout eu le sentiment d'avoir sous les yeux un rapport des autorités ne notifiant que des conclusions simplistes ...
Et puis la fin m'a laissé un goût de "pas fini" ... sa tante est finalement morte et Birahima reste ce qu'il est, un "soldat", qui décide de raconter ce qu'il a vécu. Pas de Happy End ou de "Bad End" ... non juste la vie comme elle va avec Allah qui n'est pas obligé. Mais en même temps, c'est ce qui se passe réellement pour eux, pas de Happy End, seulement l'éventualité d'une Bad End. Donc plutôt fidèle finalement.


Je reste tout de même contente d'avoir lu cette oeuvre car il s'agit d'une première sur la littérature africaine et je l'ai trouvé instructif, il m'a permis d'avoir une autre vision des enfants soldats, une visions intérieure et moins objective que dans les médias ; et j'ai aussi pu parfaire un peu mes connaissances en matière d'histoire africaine.
Simplement, je m'attendais à une lecture plus émouvante, d'autant que le livre a été trois fois primé !





lundi 28 février 2011

Interlude humoristique ...

Sous la pression générale, je vous poste ici un petit discours épicé sur la cohabitation sanitaire ... A noter que le texte date un peu parce que je l'ai écrit cet été (au mois de juillet je crois) lorsque j'étais en stage. Pour vous situer le contexte, on devait partager les toilettes entre stagiaires, employés de l'hôtel et employés de la société de nettoyage. Voilà donc à quoi ça ressemblait ;) ...

Mesdames qui utilisez ces toilettes, un peu de lecture pour joindre l’utile à l’agréable …

Mais que me voilà fortement déçue par l’attitude dégradante de certaines d’entre vous !
Que dis-je, je suis outrée !
Taches d’urine sur le pourtour de la cuvette, relents d’excréments, traces noires  suspectes dans le fond du toilette, poubelle débordante, sang séché, étalage de serviettes hygiéniques …
Oh mais ne vous insurgez pas, cela est de votre fait !
Cela vous dégoûte tant ? Pensez donc à la personne qui, à bout de patience et lasse de ce spectacle, a pris son courage à deux mains pour gratter, désinfecter, récurer, faire briller et vous offrir un tableau de maître.
Oui mesdames, je parle là du respect ! Avant de dire « moi, moi et moi », demandez-vous si vous avez effectivement tiré la chasse d’eau la dernière fois ou si vous n’avez peut-être pas forcé pour caser un Tampax dans la poubelle, quitte à ce que la ficelle dépasse ?? C’est de votre confort que l’on parle là.
Oh bien sûr, cela ne vous concerne pas, ce ne sont pas VOS toilettes. En effet, vous avez raison. Peut-être que vous ne les utilisez qu’une fois par jour, peut-être moins … et puis les rares fois où cela se produit, il suffit de disposer un joli arc-en-ciel de papier toilette sur la lunette ou de se la jouer en mode sumo prêt au combat pour que cela fasse l’affaire. Fort aise !
Pauvre de nous qui utilisons ces toilettes tous les jours ! Nous ne vous demandons là qu’un simple geste : tirer la chasse d’eau, frotter les éventuelles traces à l’aide de la merveilleuse invention qu’est le « balais-chiotte » que tout un chacun se voit posséder dans son chez lui et qui est remarquablement facile d’utilisation : tout l’art du maniement du « balais-chiotte » réside dans la souplesse du poignet. Exercice facile : amusez-vous à dessiner de grands ronds sur une feuille de papier sans bouger le bras. Faites simplement tourner le poignet et tournez de plus en plus vite sans que le crayon ne quitte la feuille de papier, puis ralentissez, reprenez de la vitesse et ainsi de suite … Vous excellerez alors dans cet art qui charme tant les hommes en quête de la femme parfaite !
Revenons à nos moutons, pour celles qui se verraient en perte mensuelle d’hémoglobine, nous vous serions grés d’enrubanner vos fresques rougeoyantes dans quelques feuilles du-dit papier toilette (voyez là sa polyvalence !). Oui parce que sincèrement, ouvrir la poubelle et se retrouver nez-à-nez avec vos globules ne nous rend finalement pas si heureux …
À propos, il serait – accessoirement - bienvenu de vider la poubelle de temps à autre … oui juste pour éviter quelque incident fâcheux que ce soit … d’ailleurs, un homme intelligent, tout autant que ses compères Papier-Toilette et Balais-Chiotte, a inventé le « sac-poubelle ». Comme son nom l’indique, il s’agit d’un sac que l’on met dans une poubelle et qui a pour fonction d’être rempli puis jeté aux ordures lorsque sa capacité d’accueil maximale est atteinte.
En définitive, les toilettes c’est comme l’amour : il faut les entretenir avec ardeur sinon elles deviennent vite dangereuses !
Alors un peu de bon sens et de respect Mesdames ! Ne pensez pas qu’à votre nombril nom d’une pipe !!
Je finirai cette tirade par ceci : avant de respecter autrui, demandez-vous si vous savez vous respecter vous-même … si la réponse est « oui », alors ne vous sentez pas trop concernée par cette expression soudaine d’indignation, car toute personne qui se respecte est en mesure de respecter son prochain …



                                                                                                       Juliette

mardi 15 février 2011

Chapitre 13. Instant de beauté

Salut les amis ! Me voilà de retour après avoir terminé de verser mes petites larmes sur Le goût des pépins de pomme ... Je me suis plongée (et je suis toujours en immersion) dans Lysistrata d'Aristophane - pour les fins gourmets de comédie (encore et toujours dans le cadre de mes cours ... mais on a abordé un nouveau thème : le rire, pour quoi faire ?), à lire et à relire. 
Mais surtout, je me suis replongée dans Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini et ça, je ne pouvais décemment pas passer à côté !!

C'est une oeuvre magistrale menée de main de maître de bout en bout. Le récit est simple mais efficace, profond ... On doute réellement que ça ne soit pas arrivé à l'auteur tellement le texte est riche en détails.
Amir nous emmène dans ses souvenirs à l'âge de 12 ans mais le récit se teinte plus tard des aventures que vit Amir, alors devenu adulte, lorsqu'il retourne dans son pays d'origine pour réparer ses erreurs. Il s'agit d'un véritable contraste entre l'époque dorée de l'enfance d'Amir et les bouleversements survenus lors de l'occupation russe, les luttes tribales qui lui ont succédé, la prise de pouvoir des talibans etc.  
L'auteur balaye trente années d'histoire d'un pays souvent méconnu avec un regard attendri par les coutumes de son pays qu'il nous fait partager tout au long du récit.
Outre cela, des thèmes universels, comme l'émigration, les relations père-fils, l'amitié, l'adoption, l'amour et la rédemption sont abordés. L'auteur prend également un malin plaisir à nous renvoyer notre propre image d'occidentaux lors de l'émigration d'Amir et son père aux Etats-Unis.
Mais surtout, ce que j'ai apprécié par dessus tout, c'est de pouvoir se plonger dans ce roman comme dans un univers tout entier. La lecture est douce et lente, mais une lenteur exaltante, qui sublime le texte.

Comme d'hab', les flots lacrymaux n'ont pu être contenus ... Je vous le recommande !

Mon moment préféré : le passage où Baba, le père d'Amir, explique sa considération du vol à son fils
Pourquoi ? Il suffit de lire pour comprendre ...
Il n'existe qu'un seul et unique péché : le vol. Tous les autres en sont une variation. Lorsqu'on tue un homme, on vole une vie. On vole le droit de sa femme à un mari, on prive ses enfants de leur père. Lorsqu'on raconte un mensonge, on dépossède quelqu'un de son droit à la vérité. Lorsqu'on triche, on dérobe le droit d'un autre à l'équité. Aucun acte n'est plus vil que celui-là. Un  homme qui s'empare de ce qui ne lui appartient pas, que ce soit une vie ou du pain, je lui crache à la figure.