Bienvenue sur le blog d'une book-addict !

Version 1.5

Pas d'idée de lecture ?

Laissez-vous tenter par l'une de mes dernières lectures dont j'ai laissé le billet derrière moi !

Envie de nouveau ?

Laissez-vous entraîner dans le flot d'écriture des ateliers avec la communauté de bloggueurs !

Bonne lecture(s) ;)

samedi 7 mai 2011

Chapitre 17. Le goût des choses simples.

Mine de rien, en un mois d'absence, j'en ai lues des choses ... mais j'ai aussi relu de vieux bouquins. Et parmi mes favoris, il y a la plus belle oeuvre de Marcel Pagnol : L'eau des colline.


Alors, oui je sais, tout le monde ou presque a déjà lu l'intégrale des oeuvres de Pagnol, je ne fait pas dans l'innovation ... Mais ce blog n'a pas pour seule vocation de vous faire découvrir les nouveautés en matière de livre, c'est aussi un moyen pour moi de vous faire partager mes coups de coeur, et je suis persuadée qu'il y aura bien une âme en peine littéraire qui se dira "tiens, je relirais bien Jean de Florette, c'est vrai que c'est un bon livre" ou encore un ado (ou une ado) qui passera par là et se dira "ah bin moi je connais pas et si tout le monde dis que c'est bien, je vais peut-être le lire", comme ma soeur de 16 ans qui ne jurait jusqu'à maintenant que par Twilight et Harry Potter (bien que je ne dénigre ni l'un ni l'autre pour être moi-même adepte !).


Alors pas de résumé, pas d'analyse de lecture, pas de grandes phrases philosophiques pour faire l'apologie de Pagnol et de son oeuvre car chacun en soi sait ce qui doit être dit, il suffit de lire le livre pour s'en rendre compte. Simplement, aux nouvelles générations, n'oublions pas de lire les oeuvres qui valent vraiment la peine d'être lues, et aux vieilles générations, ne dénigrons pas nos anciennes lectures, au contraire, délectons-nous en encore une fois !


C'était le coup de coeur du mois d'avril ;)


 

Chapitre 16. Un vent de folie nordique.

Chose promise, chose due, me voilà clopin clopant avec un nouveau post tout frais !


Aujourd'hui je vais vous parler du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (on peut aussi trouver la version Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle ... variante sensiblement égale à la première puisqu'il n'y a que le titre qui change ... je sais même pas pourquoi en fait) écrit par Jonas JONASSON, un journaliste suédois. C'est tout à fait par hasard que je suis tombée sur un stand d'oeuvres suédoises chez Chapitre et la couverture me plaisait bien ... (bon par contre on n'est pas dans les tarifs livres de poche ... on tape direct dans les 20 €) !


Question humour et rebondissements, on est bien servi ! Allan, centenaire en ce jour où commence l'histoire, est "prisonnier" dans une maison de retraite pleine de bonnes soeurs frigides. Histoire de régler la question, il saute par la fenêtre (notez qu'il tient la forme le papy) encore en chaussons, quelques économies en poches et attrape le premier bus. C'est donc comme ça que commence sa cavale. 

Le récit est tout bonnement délirant, déjanté, bourré d'audace et il excelle dans l'art du mensonge. On découvre au fil des pages des gens qui ne sont jamais ce qu'ils ont l'air d'être, des rebondissements improbables où la vie réserve des surprises jusqu'au bout. Un joli prétexte pour revisiter l'Histoire de la Suède du 20ème siècle dans un style désopilant où se mêlent extravagance, coups de théâtre et autres bobards.
On y rencontre également des personnages totalement loufoques et décalées, mais tellement attachantes comme Mabelle, Sonja l'éléphante, Benny et puis Herbert Einstein ou Staline en personne !
Bref, c'est une histoire abracadabrante et rocambolesque pleine d'émotions qui nous fait forcément lâcher quelques rires, mais surtout, après ça, on a une incroyable envie de sauter par la fenêtre à notre tour ! Promis, si j'atteins 100 ans, moi aussi je pars à l'aventure le jour de mon anniversaire ;)


Mon moment préféré : En fait, ils sont plusieurs ... ce sont toutes les rencontres que j'aime. Allan et ses compères tombent sur une nouvelle personne et les présentations ne sont jamais ce qu'elles ont l'air d'être.
Pourquoi ? Ce sont des passages où l'humour est très présent et où on est toujours surpris.
Un exemple : La rencontre avec Gunilla alias Mabelle qui les suivra tout au long de l'histoire et encore après puisque Benny tombe amoureux d'elle.
L'endroit avait l'air habité et Benny roula lentement jusqu'à la porte d'entrée. Soudain, une femme qui pouvait avoir la quarantaine, dotée d'une chevelure d'un rouge flamboyant et vêtue d'un jogging encore plus rouge, en sortit accompagnée d'un berger allemand. [...] La femme observa le groupe hétéroclite qu'elle avait devant les yeux : un homme très vieux, un presque vieux et un ... type plutôt sexy, à vrai dire. Dans la bonne tranche d'âge en plus. Et avec une queue-de-cheval ! Elle sourit et Julius pensa qu'elle allait donner son assentiment, mais elle lâcha :
- Ce n'est pas un putain d'hôtel, ici ! [...]
- Nous te donnerons mille couronnes par couchage, argumenta Julius.
- Mille couronnes ? Vous êtes en cavale ou quoi ? [...]
- J'ai eu cent ans hier, fit Allan d'une petite voix plaintive.
- Cent ans ! s'exclama la femme, presque effrayée. Putain de merde !
Elle se tut pendant un petit moment, en pleine réflexion.
- Oh, et puis, je m'en fous, finit-elle par dire, vous n'avez qu'à rester. Et gardez votre fric de merde, je ne tiens pas un foutu hôtel !
Benny la regarda avec admiration. Il n'avait jamais entendu une femme proférer autant de jurons en aussi peu de temps. Il trouvait ça assez excitant.
- Ma belle, lui dit-il, on peu caresser le chien ?
- Ma belle, répéta la femme. T'as de la bouse dans les yeux ou quoi ? Mais pour caresser, tu peux caresser autant que tu veux, putain, Buster n'est pas méchant. Vous n'avez qu'à prendre chacun une chambre au premier, je ne manque pas de place. Les draps sont propres, mais faites gaffe à la mort-aux-rats par terre. On bouffe dans une heure.


Un vrai plaisir de lecture, qui a déjà fait ses preuves par le succès de l'auteur en Suède !


[une adaptation au cinéma serait en cours]

Iceberg en vue !

Salut les amis ! Pas de panique, pas de panique, je suis "still alive" ! J'ai bien reçu vos quelques mails même si je n'ai pas pris le temps de répondre ... shame on me ! Je plaide coupable mais franchement, c'est pas vraiment les vacances pour moi ! Certains me comprendront : examens oblige !


Bref, ça ne m'a pas empêché de bouquiner un peu pendant tout ce temps d'absence ... j'ai même élaboré une technique convaincante pour lire au lieu de réviser en me cachant dans le hamac avec lunettes de soleil et classeur de marketing contenant non pas des cours mais un livre. Le problème c'est que maintenant je me mords les doigts de pas avoir révisé ...


Bref, moult excuses également pour les commentaires que j'ai ENFIN réparés .... et ça fonctionne ! Fallait juste cliquer sur "activer les commentaires" ... hum ... bin oui, on peut pas être fort partout hein !


Voilà, place aux post, assez perdu de temps ! 


Thks for all, see you soon.

samedi 26 mars 2011

Chapitre 15. Parfum nostalgique ...

Cet article est dédié à Gigi, pour les plus beaux instants qu'il m'a été donné de vivre avec elle là-bas.


Et voilà ! Rapport de stage expédié ; je peux à nouveau m'octroyer du bon temps !
Et à propos de bon temps, j'ai été fouiller dans ma bibli pour ressortir quelques livres poussiéreux, parce que j'avais franchement envie d'un grand cru millésimé en matière de lecture ...
Voilà ce que j'ai ressorti : La femme de chambre du Titanic de Didier DECOIN.


Ce livre a pour moi une signification très particulière car il porte sa propre histoire et m'aide à entretenir quelques souvenirs au cas où je les oublierai un jour ... J'avais à peine 15 ans quand j'ai décidé du jour au lendemain de partir étudier en Allemagne, à Berlin. Je me suis donc retrouvée dans ce pays étranger avec une langue un peu barbare quand on ne la connaît pas. Et puis pour ajouter un peu de piment dans la sauce, j'ai laissé (sans faire exprès notez bien) sur la couchette dans le train tous mes livres. J'ai donc débarqué sans rien de français avec moi que mon billet de retour. 1 mois a passé et lire me manque terriblement. J'ai beau maîtriser de mieux en mieux l'allemand, je suis en train de mourir d'inanition lecturale lorsque je trouve sur mon chemin la Humboldt Bibliothek qui par miracle possède un présentoir de livres en français. J'ai donc emprunté La femme de chambre du Titanic parce que le titre était évocateur pour ma correspondante qui avait envie de m'orienter (pour je ne sais quelle raison) dans le choix de mon livre.
Ce livre était resté dans mes souvenirs comme une bouée lancée à la mer, mais surtout je me souvenais de l'histoire comme d'une histoire de grand-mère à la fois tragique et mystérieuse, racontée au coin du feu à un visiteur curieux par un après-midi pluvieux.
Certes ce souvenir est très imagé mais après ma lecture récente, cette vision n'a fait que s'accentuer. Néanmoins, j'ai été surprise d'être déçue. J'ai eu la sensation que le charme de la première lecture avec tous les éléments qui l'entouraient à l'époque avait disparu. J'ai donc moins apprécié la lecture malgré que l'histoire soit toujours aussi saisissante ... Il y a des livres, si bien soient-ils, que l'on ne peut pas lire plus d'une fois, pour une raison ou pour une autre. Je garderai cette fois jalousement les raisons qui font que ce livre restera lu à Berlin uniquement en 2006 :]
Mais si ce post a une raison d'être, c'est pour vous encourager à trouver votre lecture personnelle et si ce livre-ci n'en est pas une, pourquoi ne pas essayer d'en faire une lecture toute simple ?


Pour ne rien gâcher du mystère, je ne vais que vous livrer la quatrième de couverture ...
En 1912 Horty est docker. Il remporte une fois de plus la course annuelle qu'organise le patron de sa fonderie. Mais cette année, ce n'est pas un veau qu'il gagne. C'est un voyage à Southampton pour voir appareiller le Titanic. Là-bas, il rencontre Marie, une jeune femme qui doit embarquer le lendemain comme femme de chambre sur le paquebot. Elle n'a pas d'endroit où dormir. Il lui cède son lit. Elle lui fait vite une place à côté de lui. Au matin, Horty se réveille, seul, tandis que le Titanic s'éloigne. Lorsqu'il apprend le naufrage du paquebot, Marie devient sa seule obsession.



samedi 12 mars 2011

Chapitre 14. Voyage en Afrique ...

Je poste ici mon billet sur Allah n'est pas obligé d'Ahmadou KOUROUMA (avec du retard je vous le concède) en rapport avec ma participation au blogoclub qui avait pour thème l'Afrique.


Dès les premières pages, on se retrouve en immersion totale dans un monde absolument différent de l'occident. On se retrouve immédiatement confronté au style de vie très laborieux des Africains par le biais de Birahima, le conteur de l'histoire, sa propre histoire depuis sa naissance lorsqu'il vivait dans une case avec sa mère alors infirme, jusqu'à son voyage à travers le Liberia et le Sierra Léone à la recherche de sa tante, seule parente qui puisse le prendre en charge. Durant son périple, il est accompagné par un grigriman féticheur du nom de Yacouba qui lui offrira à de nombreuses occasions d'être épargné et d'être grandement considéré par les personnes qu'il croise sur son chemin. Avant de débarquer au Liberia, j'étais un enfant sans peur ni reproche […], j'étais un enfant de la rue. Et quand on n'a plus personne sur terre, ni père ni mère ni frère ni sœur, et qu'on est petit, un petit mignon dans un pays foutu et barbare où tout le monde s'égorge, que fait-on ? Bien sûr on devient un enfant soldat. C'est ce que doit vivre Birahima pour subvenir à ses besoins. C'est de cette manière qu'il va participer à de nombreux massacres, en passant de factions en factions sans se soucier du parti politique pris, muni de sa kalachnikov et d'une bonne dose de hasch, à seulement 12 ans ...


La lecture se fait assez facilement, malgré un style un peu déroutant car écrit en petit nègre et ponctué de beaucoup de parenthèses définissant des mots, ce qui tend néanmoins à donner une note d'humour et de détachement vis-à-vis du texte.
Je suis malgré tout légèrement déçue par l'ensemble du livre car je ne suis pas parvenue à être émue, à être plongée dans le récit ... Birahima raconte lui-même avec beaucoup de détachement, comme ci tout cela n'était qu'une suite d'évènements liés à la fatalité, dont il se sent de toute manière préservé grâce à tous ses grigris.
On assiste néanmoins à un certain nombre de scènes barbares, il faut l'avouer, mais j'ai surtout eu le sentiment d'avoir sous les yeux un rapport des autorités ne notifiant que des conclusions simplistes ...
Et puis la fin m'a laissé un goût de "pas fini" ... sa tante est finalement morte et Birahima reste ce qu'il est, un "soldat", qui décide de raconter ce qu'il a vécu. Pas de Happy End ou de "Bad End" ... non juste la vie comme elle va avec Allah qui n'est pas obligé. Mais en même temps, c'est ce qui se passe réellement pour eux, pas de Happy End, seulement l'éventualité d'une Bad End. Donc plutôt fidèle finalement.


Je reste tout de même contente d'avoir lu cette oeuvre car il s'agit d'une première sur la littérature africaine et je l'ai trouvé instructif, il m'a permis d'avoir une autre vision des enfants soldats, une visions intérieure et moins objective que dans les médias ; et j'ai aussi pu parfaire un peu mes connaissances en matière d'histoire africaine.
Simplement, je m'attendais à une lecture plus émouvante, d'autant que le livre a été trois fois primé !