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Pas d'idée de lecture ?

Laissez-vous tenter par l'une de mes dernières lectures dont j'ai laissé le billet derrière moi !

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Bonne lecture(s) ;)

lundi 30 mai 2011

Chapitre 18. Vous reprendrez bien un peu de tourte ?

Salut les amis !


Aujourd'hui je vous fait partager un petit bijou que j'avais déjà lu il y a un bon bout de temps et que j'ai décidé de remettre sur ma liste de livres à relire.


C'est avec un plaisir couru d'avance que j'ai ouvert Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann SHAFFER et Annie BARROWS. 
[Petite anecdote : il faut que je remercie Géraldine d'avoir abordé le sujet vendredi matin pendant notre mise en loge avant de passer sur les épreuves orales de notre rapport de stage.]


Alors, pour résumer la situation, il faut avant tout savoir que c'est un roman épistolaire. Ça peut en arrêter plus d'un, je vous l'accorde, mais là, il ne faut pas s'en tenir aux apparences. 
Ce bouquin est une vraie petite merveille. Ça se passe du 8 janvier 1946 au 17 septembre 1946, pendant l'occupation allemande des îles Anglo-Normandes, à Guernesey. Juliet, une auteure britannique, est en quête d'un nouveau sujet pour son prochain livre. Un beau jour (beau je ne sais pas, puisqu'à vrai dire, cela se passe en janvier, donc froid ... sûrement !), un homme écrit à Juliet, lui faisant part de certaines questions concernant un ouvrage trouvé chez lui. Suite à cette demande, Juliet et son nouvel ami vont entretenir une correspondance assidue qui l'amènera plus tard à Guernesey, lieu de résidence de son correspondant. Au travers de sa correspondance avec les différents acteurs de son quotidien et grâce à son séjour dans la Manche, Juliet découvre la vie insolite et attachante que mènent les individus de l'île, ce qui fera d'ailleurs le thème de son livre.


J'y ai tout simplement trouvé du plaisir à travers l'écriture légère agrémentée d'une pointe d'humour. Dans l'ensemble, on se glisse très aisément dans le récit, sans se culbuter sur l'identité des différents protagonistes et leur rôle. Le texte est limpide et soigné et la période historique choisie apporte une note éducative au lecteur. Occasion d'en apprendre un peu plus sur les us et coutumes des occupants et occupés, on assiste surtout à une belle leçon d'humanité dans un contexte difficile tandis qu'aujourd'hui, le maître mot de notre société est "individualisme". L'histoire quelque peu fantasque de ces gens ordinaires est très poignante, elle m'a beaucoup touchée et n'a pas loupé de m'extirper quelques sourires. J'ajouterais que la forme épistolaire n'a fait qu'ajouter charme et consistance au récit, permettant à chaque auteur de s'exprimer à loisir et de mieux dessiner son personnage.


Mon moment préféré : et bien, je ne dirais pas "moment" mais relation puisqu'il s'agit de lettres. Et à vrai dire, j'aime particulièrement la relation que partagent Mark et Juliet. 
Pourquoi ? Cette dernière a une telle façon d'envoyer Mark sur les roses, un ton acidulé tout en restant polie et mesurée mais sans pour autant cacher son point de vue. Elle utilise ce ton malicieux et drôle parce qu'elle l'aime tout de même un peu, et c'est ce qui rend leur relation tellement attendrissante à mon goût.
Un exemple :
De Mark à Juliet, 20 mai 1946.
Chère Juliet,
Tu m'as demandé de t'accorder du temps, je l'ai fait. Tu m'as demandé de ne pas mentionner le mot "mariage", j'ai obéi. Et voilà que tu m'annonces que tu pars pour cette île perdue ! Pour combien de temps ? Une semaine ? Un mois ? Pour toujours ? Et tu crois que je vais rester assis à te regarder partir ?
Ton comportement est ridicule, Juliet. N'importe quel crétin verrait que tu essaies de fuir. [...] Nous somme parfaits l'un pour l'autre. Je sais que tu détestes que je t'impose mon avis, mais, cette fois, je sais que j'ai raison.
Pour l'amour du ciel, Juliet, oublie cette satanée île et épouse-moi. Nous y passerons notre lune de miel - s'il le faut.
Je t'aime, 
Mark.


De Juliet à Mark, 20 mai 1946.
Cher Mark, 
Tu as sans doute raison, mais je pars demain, c'est décidé.
Je suis désolée de ne pouvoir te donner la réponse que tu attends. J'aimerais en être capable.
Je t'embrasse,
Juliet
PS : merci pour les roses.


De Mark à Juliet, 20 mai 1946.
Oh pour l'amour du ciel, est-ce que je peux au moins te consuire à Weymouth ?

De Juliet à Mark, 20 mai 1946.
Tu promets de ne pas me faire la morale ?

De Mark à Juliet, 20 mai 1946.
Pas de morale. Néanmoins, toutes les autres formes de persuasion seront tentées.
Mark

De Juliet à Mark, 20 mai 1946.
Tu ne me fais pas peur. Tu seras au volant, je ne risque pas grand chose.
Juliet

De Mark à Juliet, 20 mai 1946.
Tu risques d'avoir des surprises. A demain.
Mark



lundi 9 mai 2011

Sujets de fou !!!

Salut les guys !


Juste pour vous montrer que mes exams c'est bien de la torture, je vous donne notre sujet de dissert' (que j'ai totalement loupé cela dit en passant ...) :


Selon vous, les liens intergénérationnels s'imposent-ils ou se construisent-ils ?


A noter que c'était à faire en 1 heure après une synthèse niveau BAC + 30 !!


Sur ce, je vous laisse méditer et le premier qui me dit que c'est facile, je le traque jusqu'à ce que mort s'ensuive !


Adios amigos.

samedi 7 mai 2011

Chapitre 17. Le goût des choses simples.

Mine de rien, en un mois d'absence, j'en ai lues des choses ... mais j'ai aussi relu de vieux bouquins. Et parmi mes favoris, il y a la plus belle oeuvre de Marcel Pagnol : L'eau des colline.


Alors, oui je sais, tout le monde ou presque a déjà lu l'intégrale des oeuvres de Pagnol, je ne fait pas dans l'innovation ... Mais ce blog n'a pas pour seule vocation de vous faire découvrir les nouveautés en matière de livre, c'est aussi un moyen pour moi de vous faire partager mes coups de coeur, et je suis persuadée qu'il y aura bien une âme en peine littéraire qui se dira "tiens, je relirais bien Jean de Florette, c'est vrai que c'est un bon livre" ou encore un ado (ou une ado) qui passera par là et se dira "ah bin moi je connais pas et si tout le monde dis que c'est bien, je vais peut-être le lire", comme ma soeur de 16 ans qui ne jurait jusqu'à maintenant que par Twilight et Harry Potter (bien que je ne dénigre ni l'un ni l'autre pour être moi-même adepte !).


Alors pas de résumé, pas d'analyse de lecture, pas de grandes phrases philosophiques pour faire l'apologie de Pagnol et de son oeuvre car chacun en soi sait ce qui doit être dit, il suffit de lire le livre pour s'en rendre compte. Simplement, aux nouvelles générations, n'oublions pas de lire les oeuvres qui valent vraiment la peine d'être lues, et aux vieilles générations, ne dénigrons pas nos anciennes lectures, au contraire, délectons-nous en encore une fois !


C'était le coup de coeur du mois d'avril ;)


 

Chapitre 16. Un vent de folie nordique.

Chose promise, chose due, me voilà clopin clopant avec un nouveau post tout frais !


Aujourd'hui je vais vous parler du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (on peut aussi trouver la version Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et se fit la malle ... variante sensiblement égale à la première puisqu'il n'y a que le titre qui change ... je sais même pas pourquoi en fait) écrit par Jonas JONASSON, un journaliste suédois. C'est tout à fait par hasard que je suis tombée sur un stand d'oeuvres suédoises chez Chapitre et la couverture me plaisait bien ... (bon par contre on n'est pas dans les tarifs livres de poche ... on tape direct dans les 20 €) !


Question humour et rebondissements, on est bien servi ! Allan, centenaire en ce jour où commence l'histoire, est "prisonnier" dans une maison de retraite pleine de bonnes soeurs frigides. Histoire de régler la question, il saute par la fenêtre (notez qu'il tient la forme le papy) encore en chaussons, quelques économies en poches et attrape le premier bus. C'est donc comme ça que commence sa cavale. 

Le récit est tout bonnement délirant, déjanté, bourré d'audace et il excelle dans l'art du mensonge. On découvre au fil des pages des gens qui ne sont jamais ce qu'ils ont l'air d'être, des rebondissements improbables où la vie réserve des surprises jusqu'au bout. Un joli prétexte pour revisiter l'Histoire de la Suède du 20ème siècle dans un style désopilant où se mêlent extravagance, coups de théâtre et autres bobards.
On y rencontre également des personnages totalement loufoques et décalées, mais tellement attachantes comme Mabelle, Sonja l'éléphante, Benny et puis Herbert Einstein ou Staline en personne !
Bref, c'est une histoire abracadabrante et rocambolesque pleine d'émotions qui nous fait forcément lâcher quelques rires, mais surtout, après ça, on a une incroyable envie de sauter par la fenêtre à notre tour ! Promis, si j'atteins 100 ans, moi aussi je pars à l'aventure le jour de mon anniversaire ;)


Mon moment préféré : En fait, ils sont plusieurs ... ce sont toutes les rencontres que j'aime. Allan et ses compères tombent sur une nouvelle personne et les présentations ne sont jamais ce qu'elles ont l'air d'être.
Pourquoi ? Ce sont des passages où l'humour est très présent et où on est toujours surpris.
Un exemple : La rencontre avec Gunilla alias Mabelle qui les suivra tout au long de l'histoire et encore après puisque Benny tombe amoureux d'elle.
L'endroit avait l'air habité et Benny roula lentement jusqu'à la porte d'entrée. Soudain, une femme qui pouvait avoir la quarantaine, dotée d'une chevelure d'un rouge flamboyant et vêtue d'un jogging encore plus rouge, en sortit accompagnée d'un berger allemand. [...] La femme observa le groupe hétéroclite qu'elle avait devant les yeux : un homme très vieux, un presque vieux et un ... type plutôt sexy, à vrai dire. Dans la bonne tranche d'âge en plus. Et avec une queue-de-cheval ! Elle sourit et Julius pensa qu'elle allait donner son assentiment, mais elle lâcha :
- Ce n'est pas un putain d'hôtel, ici ! [...]
- Nous te donnerons mille couronnes par couchage, argumenta Julius.
- Mille couronnes ? Vous êtes en cavale ou quoi ? [...]
- J'ai eu cent ans hier, fit Allan d'une petite voix plaintive.
- Cent ans ! s'exclama la femme, presque effrayée. Putain de merde !
Elle se tut pendant un petit moment, en pleine réflexion.
- Oh, et puis, je m'en fous, finit-elle par dire, vous n'avez qu'à rester. Et gardez votre fric de merde, je ne tiens pas un foutu hôtel !
Benny la regarda avec admiration. Il n'avait jamais entendu une femme proférer autant de jurons en aussi peu de temps. Il trouvait ça assez excitant.
- Ma belle, lui dit-il, on peu caresser le chien ?
- Ma belle, répéta la femme. T'as de la bouse dans les yeux ou quoi ? Mais pour caresser, tu peux caresser autant que tu veux, putain, Buster n'est pas méchant. Vous n'avez qu'à prendre chacun une chambre au premier, je ne manque pas de place. Les draps sont propres, mais faites gaffe à la mort-aux-rats par terre. On bouffe dans une heure.


Un vrai plaisir de lecture, qui a déjà fait ses preuves par le succès de l'auteur en Suède !


[une adaptation au cinéma serait en cours]

Iceberg en vue !

Salut les amis ! Pas de panique, pas de panique, je suis "still alive" ! J'ai bien reçu vos quelques mails même si je n'ai pas pris le temps de répondre ... shame on me ! Je plaide coupable mais franchement, c'est pas vraiment les vacances pour moi ! Certains me comprendront : examens oblige !


Bref, ça ne m'a pas empêché de bouquiner un peu pendant tout ce temps d'absence ... j'ai même élaboré une technique convaincante pour lire au lieu de réviser en me cachant dans le hamac avec lunettes de soleil et classeur de marketing contenant non pas des cours mais un livre. Le problème c'est que maintenant je me mords les doigts de pas avoir révisé ...


Bref, moult excuses également pour les commentaires que j'ai ENFIN réparés .... et ça fonctionne ! Fallait juste cliquer sur "activer les commentaires" ... hum ... bin oui, on peut pas être fort partout hein !


Voilà, place aux post, assez perdu de temps ! 


Thks for all, see you soon.