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samedi 10 septembre 2011

Atelier du Dimanche - V

 Bonjour à tous ! Aujourd'hui nous nous sommes frottés au style "scénario" avec l'atelier de Gwen. Cela change, mais à dire vrai, l'exercice a été éprouvant et ma performance ne me satisfait guère. Après un récit autobiographique la semaine précédente et le style scénar' cette semaine, j'espère retrouver l'atelier classique comme je l'aime pour la semaine prochaine ;) Je vous laisse à la lecture, en espérant que cela vous charme plus que moi.



La consigne était d'écrire un scénario (à comprendre ici comme un résumé de film) avec quelques mots imposés (soulignés dans le texte). Bonne lecture.

Scénario : Haute-tension
Productrice : Jul
11/09/2011
John : Jean Tournun
agent de la CIA : Jacques Courtoujours
père de John : Stan Lagachette
mère de John : Cindy Blondie

VISA n°78-593-463
John a 17 ans, c’est un pirate informatique. Il voue une passion dévorante pour l’URSS, notamment Staline, et la poésie romantique. Personnage très renfermé, enfermé dans sa bulle néo-punk, il ne communique avec le monde qu’à travers son ordinateur. Il n’est pas un enfant de l’amour, il a été conçu dans un monde de violence. Abandonné très jeune par sa mère, il est recueilli par une femme âgée. Il ne fréquente que très peu l’école car se sent différent de ses camarades. Pour cacher son absentéisme à sa mère adoptive, il reste au cyber-café à côté de l’école toute la journée. C’est là qu’il apprend toutes les ficelles des hackers. A la rentrée de septembre, il décroche un poste de technicien de maintenance informatique à l’université de Los Angeles. En parallèle, la CIA a infiltré l’université pour repérer de nouvelles recrues. John est immédiatement démarché pour ses compétences informatiques. Il accepte le poste. Au fil de ses enquêtes, il tombe sur son père biologique. Extrêmement touché par son enfance difficile, il le pourchasse et découvre un réseau de prostitution internationale. Il découvre également que sa mère fait partie de ce commerce du sexe. Elle vient d’Ukraine, a été violée par le père de John le jour de son arrivée aux Etats-Unis et a peu à peu sombré avec les amphétamines et la vodka. John réussit à démanteler le réseau, il retrouve sa mère mais elle succombe dans ses bras et John tue son père par vengeance. La police croira à un règlement de compte entre dealeurs. John quitte la CIA et fait la paix avec lui-même.

ce texte est la propriété de la société Le Parfum des Livres 
tous droits de reproduction réservés

lundi 5 septembre 2011

Une photo, quelques mots - II

De retour sur l'atelier de Leiloona, bonne lecture !
 
Samedi. Paris. Heure de pointe. Dans le métro.

Timing parfait pour Odette et Gilbert.

La rame s’est arrêtée à Opéra et les deux vieux se sont tranquillement installés sur les banquettes usées du métro. Odette traîne avec elle son caddie en toile, lourd parce que chargé de ses trouvailles du jour. Comme tous les mercredis et les samedis, Odette et Gilbert s’accordent leur « ballade » en amoureux. Ils sillonnent la ville avec le métro et s’arrêtent au gré de leurs envies. Ils se laissent porter par la foule et se laissent noyer dans le tumulte.
La journée a été longue et fatigante pour Odette, surtout qu’il a plu toute la journée. Son ciré l’incommode quelque peu, mais au fond, cette journée comme toutes les autres ballades, lui font plaisir et lui donne un but dans la vie. La retraite n’a pas apportée toutes les joies espérées par le couple et c’est là la manière qu’ils ont trouvée pour sortir du quotidien et apporter un petit plus à leur existence.
Gilbert somnole sur sa banquette. Odette regarde un adolescent assis face à son mari. Elle le couve du regard et esquisse un sourire maternel.

Nelson jubile. Sarah se laisse enfin approcher. Ses petits messages coquins suffisent pour le rassurer. Il va pouvoir se la faire, pari gagné avec les potes. Son iPhone dans la main droite, il relève la tête et affiche son sourire presque comme un défi à la foule dans la rame. Y a deux ptits vieux assis en face de lui. C’est à ça qu’il ressemblera à quatre-vingt piges ? Genre en ciré avec le ptit caddie  en toile et des yeux de biche effarouchée imprimés sur la tronche ? Pt-être. Au moins, ils s’aiment ces deux-là, avec les regards qu’ils se lancent, y a pas à chercher. Nelson se dit que finalement il se fout pas mal de quoi il aura l’air, il espère au moins avoir des nanas jusqu’à pas d’âge. Mais là, fait qu’il se grouille d’aller acheter un cadeau à Sarah s’il veut « finaliser » le coup. Il vérifie, cent euros dans la poche. Ouais c’est bon, il va bien lui trouver du Gucci ou du Dior contrefait  sans que ça se voit. Il visse son iPod sur les oreilles et s’enferme dans un mutisme profond.

Cinq stations plus loin, Nelson se lève. Odette caresse le bras de Gilbert et lui fait signe que c’est là qu’ils s’arrêtent. Il y a du monde sur la voie. Odette est derrière Nelson, elle lui tapote l’épaule.
« Euh, pardon mon grand, je ne connais pas cette station, par où sort-on ? »

Nelson se souvient d’elle. Elle le matait dans le métro. Elle lui fait un peu pitié avec son regard de chien battu, et son ptit vieux qui la suit comme si sa vie en dépendait. Ouais c’est bon il a bien cinq minutes.

Odette minaude, elle essaie de prolonger la discussion et ne tarie pas de compliments sur Nelson. Elle veut toute son attention juste quelques secondes. C’est ce genre de rencontre qui l’émeut. Un inconnu qu’elle ne recroisera jamais, mais qui lui donne tellement plus qu’il ne le pense. C’est comme ça.

Nelson commence à trouver la mamie un peu lourde et trouve une excuse à deux balles pour se tirer.
 
Gilbert regarde Odette, un sourire large jusqu’aux oreilles.
« Alors mon doux, qu’est-ce qu’on a cette fois ?
- Ah ma colombe, on a le gros lot : un iPod, un iPhone, cent euros, et regarde, des lunettes Prada ! »

Oui, ces petites rencontres faites d’un rien sont tout pour Odette et Gilbert ...

dimanche 4 septembre 2011

Petit clin d'oeil ;)


Atelier du dimanche - IV

Bonjour mes blogueurs.

Aujourd'hui "c'est la rentrée" chez Gwen. Heureuse de retrouver mon atelier fétiche, je ne pouvais pas rater ce rendez-vous !

La consigne du jour : raconter un évènement autobiographique de notre scolarité.


La rentrée est arrivée, j’ai rejoint les bancs de l’école hôtelière le temps de passer mon BTS. Pour plus de commodités, mes parents m’ont inscrite à l’internat. Je ne connais personne, je viens juste d’emménager dans la région, l’hôtellerie est encore une grande inconnue mais mon bagou naturel m’amène vite à créer de nouvelles amitiés. Le mois d’octobre arrive ainsi que la sempiternelle élection des délégués. A ma surprise, je suis élue déléguée de l’internat. Digne de mon rôle, j’accepte d’aider les terminales à concocter la soirée de Noël. « Ah, au fait - me dit-on entre deux portes - le délégué doit faire le Père-Noël ! » Bin voyons … Après avoir déniché le costume poussiéreux taille XXXXXXL (naturellement, ce n’est que très récemment que les femmes ont accédé à des postes notoires tel que délégué, il ne fallait donc pas compter sur une tenue seyante …), je tente malgré moi de ressembler à un Père-Noël convenable, mais il n’y a rien à faire. La soirée commence, je suis plantée au self à distribuer des chocolats aux internes et à taper des bises à tous les garçons présents pointés de « hohoho ». Le repas se termine et après moult coucous à la foule,  le spectacle débute. Je pousse la chansonnette dans le micro mal réglé, je parade avec difficulté avec les après-ski prêtés pour l’occasion mais fait mine d’apprécier la valeur de mon rôle. Le spectacle prend fin et histoire d’inviter les jeunes à danser, on lance la musique et on enchaîne avec une queue-leu-leu … dont le Père-Noël est en tête. Empêtrée dans le costume, rendue aveugle par la barbe qui fiche le camp et par le bonnet qui me tombe sur les yeux, je ne vois pas le tapis, me prend les pieds dedans et c’est ainsi que tout l’internat a assisté au magnifique roulé-boulé du Père-Noël avec atterrissage devant la Proviseur et tous les profs présents ce soir-là … L’instant a été gravé dans les archives de l’école et depuis, je suis officiellement devenue le Père-Noël Ninja de l’école.
Étrangement, histoire d’assurer l’animation, l’année suivante, malgré que je ne sois plus déléguée (une fois, pas deux), les terminales sont venus me demander une prestation Père-Noël … et pour me motiver, ils m’ont proposé une rémunération !
 

jeudi 1 septembre 2011

Citation du jeudi

Les grotesques de la musique par Hector BERLIOZ

Un virtuose couronné.

Un roi d'Espagne, croyant aimer fort la musique, se plaisait à faire sa partie dans les quatuors de Boccherini ; mais il ne pouvait jamais suivre le mouvement d'un morceau. Un jour où, plus que de coutume, il était resté en arrière des autres concertants, ceux-ci, effrayés du désordre produit par le royal archer, en retard de trois ou quatre mesures, firent mine de s'arrêter : "allez toujours, s'écria l'enthousiaste monarque, je vous rattraperai bien !".